Claude Code 2.1.302 : le mode de permission change en headless, les forks partout
La 2.1.302 change le mode de permission par défaut en headless sur fournisseur tiers, télémétrie coupée ou installation neuve, et active les subagents fork partout. Deux changements qui peuvent casser un script qui tournait sans y penser.
La 2.1.302 de Claude Code, sortie le 16 octobre 2026, tient en quatre ajouts, neuf changements, sept améliorations et quarante-trois correctifs. Rien ne ressemble à une nouvelle fonctionnalité spectaculaire, mais deux changements touchent directement un comportement par défaut : le mode de permission en usage headless, et la façon dont les subagents démarrent. Si tu fais tourner Claude Code sans supervision humaine, les deux valent une lecture attentive avant que la mise à jour n'arrive toute seule.
Le mode de permission par défaut change en headless, sur les fournisseurs tiers
Un mode de permission décide quelles actions Claude Code exécute sans te demander ton accord. En mode default (aussi appelé mode manuel), seules les lectures passent sans poser de question : tout le reste, écriture de fichier, commande shell, accès réseau, déclenche une demande d'autorisation. En mode auto, un classifieur évalue chaque action à la place d'un humain.
Depuis la 2.1.285, une session claude -p ou Agent SDK qui ne récupère pas les feature flags du serveur, typiquement parce qu'elle tourne sur Amazon Bedrock, Google Cloud, Microsoft Foundry, ou parce que la télémétrie est coupée, démarrait en mode auto par défaut. La 2.1.302 revient en arrière : ces sessions démarrent désormais en mode default, comme avant la 2.1.285, et c'est aussi le cas sur une installation neuve. --permission-mode auto force toujours le mode auto si tu veux le garder, et une organisation dont la politique retire le défaut auto reste de toute façon en default, changement ou pas.
La conséquence concrète : en mode headless, personne n'est devant l'écran pour répondre à une demande d'autorisation. Un script qui s'appuyait sur le classifieur auto pour laisser passer ses écritures de fichiers ou ses commandes voit maintenant ces actions refusées faute de réponse, au lieu d'être évaluées. Si tu lances Claude Code sans supervision sur un fournisseur tiers, avec la télémétrie désactivée ou sur une installation neuve, vérifie ton permissions.defaultMode ou passe --permission-mode auto explicitement avant de déployer cette version.
Les subagents fork tournent partout par défaut, pas seulement dans le terminal
Un subagent fork démarre avec l'historique complet de ta conversation au lieu d'un contexte vierge : même prompt système, mêmes outils, même modèle, tout l'échange déjà eu. Seul son résultat final revient dans ta conversation principale, ses propres appels d'outils restent invisibles. C'est différent d'un subagent classique, qui part d'une fenêtre neuve avec juste le message de délégation que Claude lui écrit.
Le mode fork était déjà actif par défaut dans le terminal interactif, mais désactivé par défaut en claude -p, dans l'Agent SDK, l'application de bureau et l'extension VS Code. La 2.1.302 harmonise tout cela : le mode fork est maintenant actif par défaut sur ces quatre surfaces aussi. CLAUDE_CODE_FORK_SUBAGENT=0 le désactive si besoin, et claude mcp serve ne le propose jamais.
Deux ajustements accompagnent ce changement. L'application de bureau et VS Code font désormais tourner les subagents de la conversation principale en arrière-plan systématiquement, comme le fait déjà le terminal, plutôt que de laisser Claude choisir. À l'inverse, les propres appels d'Agent d'un subagent, en claude -p, dans l'Agent SDK, l'application de bureau et VS Code, tournent maintenant en avant-plan par défaut.
Ce qui change concrètement pour toi : un fork hérite de tout ce qui a déjà été dit dans la conversation, donc son premier appel transporte ce contexte complet, même si son détail reste hors de ta fenêtre. Si tu construis sur l'Agent SDK ou sur claude -p et que tu déclenches des subagents, vérifie que ce coût de contexte supplémentaire par défaut correspond à ce que tu veux, sinon la variable d'environnement ci-dessus le désactive.
Quelques ajouts qui valent le détour
- Choisir le modèle du classifieur du mode auto côté client :
CLAUDE_CODE_AUTO_MODE_MODELfixe le modèle utilisé par le classifieur local, sans toucher au modèle du mode auto côté serveur. - Compaction plutôt que blocage : avec le classifieur côté serveur, une conversation devenue trop longue pour la vérification de sécurité du mode auto est désormais compactée au lieu de voir chaque appel d'outil vérifié refusé un par un.
- L'outil Read refuse les images trop lourdes : au-delà de 128 Mo, une source d'image est maintenant rejetée plutôt que chargée entièrement en mémoire, ce qui corrige un fichier de n'importe quelle taille (ou un pipe, un périphérique nommé comme une image) capable de saturer la mémoire du processus.
- Un réglage pour l'idle compaction :
/configaffiche maintenant une ligne pour désactiver ou réactiver la compaction automatique en cas d'inactivité, et les notices affichées après une compaction de ce type indiquent comment la couper. - Claude Design standalone ferme d'ici le 14 décembre 2026 :
/design-syncet/design-loginaffichent désormais cette échéance. - Sessions cloud : un bandeau explique pourquoi la dernière exécution d'une routine n'a pas démarré, par exemple parce que ton organisation a atteint sa limite de sessions cloud simultanées.
Le reste, en vrac
- Les hooks de prompt et d'agent sont désormais limités à douze exécutions simultanées pour un même événement, les suivantes attendent leur tour.
- Les paramètres admin de Claude Tag sont réorganisés en quatre onglets, et la page des rôles regroupe les rôles créés pour les channel managers sous les rôles propres à ton organisation.
- Le message affiché quand la politique de ton organisation désactive
/feedbackpointe maintenant vers les issues GitHub plutôt que vers un administrateur. - L'indication « ← for agents » en bas d'écran disparaît dix secondes après l'ouverture d'une session, le compteur d'agents en attente reste affiché.
- Le démarrage est plus rapide quand beaucoup de plugins sont activés : leurs fichiers de commandes et d'agents demandent bien moins d'appels au système de fichiers, surtout sous Windows.
- Près de la moitié des quarante-trois correctifs touche Claude Tag dans Slack, les sessions cloud, VS Code et les runners auto-hébergés : rien qui change une habitude de travail, mais utile si tu es concerné par l'un de ces usages.
Ce qu'il faut retenir
Les ajouts et améliorations de cette version sont mineurs. Ce qui compte vraiment, ce sont les deux changements de comportement par défaut : le mode de permission qui redevient default en headless sur fournisseur tiers, télémétrie coupée ou installation neuve, et le mode fork qui devient actif partout pour les subagents. Si tu automatises Claude Code sans supervision humaine, vérifie ces deux réglages avant de monter de version, le reste peut attendre.
Pierre Rondeau
Développeur et indie builder. Je construis des produits et automatisations avec l'IA. Créateur de Claude Hub.
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