Claude Code 2.1.284 : Sonnet 5.5 par défaut, le mode auto ferme le dernier angle mort
La 2.1.284 fait de Sonnet 5.5 le nouveau modèle Sonnet par défaut sur l'API Anthropic, généralise le mode auto à toute session sans réglage et referme trois trous de permissions et de mémoire.
La 2.1.284 de Claude Code, sortie le 28 septembre 2026, est une version dense à elle seule : pas de rattrapage sur plusieurs numéros, juste plus de quatre-vingts entrées d'un coup. Trois choses valent une lecture attentive : un nouveau modèle Sonnet devient la référence par défaut sur l'API Anthropic, le mode auto termine sa généralisation à toute session sans réglage explicite, et trois correctifs distincts referment des trous de permissions et de mémoire. Le reste, dominé par de la fiabilité et de l'interface, est résumé en vrac plus bas.
Sonnet 5.5 devient le Sonnet par défaut
Sonnet 5.5 n'est pas un modèle réservé à un plan particulier : il remplace Sonnet 5 comme réponse par défaut à l'alias sonnet sur l'API Anthropic, donc accessible sans rien configurer à quiconque utilise Claude Code sur cette API. La doc sur la configuration des modèles confirme le changement d'alias et précise le point qui compte le plus au quotidien : « On the Anthropic API, Sonnet 5.5 and Sonnet 5 always run with the 1M context window. There is no 200K variant, no [1m] suffix to select, and no usage credits required on any plan. » Autrement dit, sur l'API Anthropic, la fenêtre de contexte à un million de tokens n'est pas une option à activer avec un suffixe ou à payer en crédits : comme pour Sonnet 5, c'est le fonctionnement natif du modèle.
Côté tarifs, le changelog annonce 2 et 10 dollars par million de tokens en entrée et en sortie, avec des lectures de cache à 0,20 dollar le million. Si tu factures du temps d'agent à un client ou que tu surveilles un budget d'API, vérifie que ton suivi de coûts pointe vers le bon identifiant de modèle : un changement d'alias par défaut peut déplacer une ligne de facturation sans que tu aies touché à quoi que ce soit dans ton code.
Le mode auto ferme le dernier angle mort
Le mode auto remplace ta propre revue de chaque action par celle d'un second modèle, le classifieur. La généralisation de ce mode comme point de départ par défaut avance version après version depuis plusieurs semaines dans ce digest : la 2.1.283 l'avait étendu aux sessions sur fournisseurs tiers et à celles qui coupent la télémétrie. La 2.1.284 achève le mouvement avec une formule plus large, sans plus aucune condition de plan, de fournisseur ou de réglage de télémétrie : toute session terminal ou VS Code qui ne définit permissions.defaultMode nulle part démarre désormais en mode auto.
La doc sur les modes de permission résume l'état final, en le datant déjà de la 2.1.283 : « With Claude Code v2.1.283 or later, auto mode is the built-in starting permission mode for interactive terminal and VS Code sessions on every plan and provider. » Ce point de départ reste conditionné au modèle de la session : Opus 4.6 ou plus récent, Sonnet 4.6 ou plus récent, ou un modèle Fable sur l'API Anthropic, et uniquement Sonnet 5 ou plus récent, Opus 4.7 ou plus récent, et les modèles Fable ailleurs (Bedrock, Google Cloud's Agent Platform, Microsoft Foundry). Une session sur un modèle plus ancien continue de démarrer en mode Manuel sans rien à faire de ton côté. Les exécutions claude -p et l'Agent SDK ne sont toujours pas concernées, elles démarrent toujours en mode Manuel. Si tu veux garder la main partout, la réponse ne change pas : fixer permissions.defaultMode explicitement dans tes réglages utilisateur, projet ou managed plutôt que de compter sur l'ancien comportement implicite.
Trois trous de permissions et de mémoire refermés
Trois correctifs distincts touchent la même famille de problèmes : une règle de sécurité qui existe sur le papier mais ne s'applique pas comme prévu en pratique.
Le premier concerne les plugins. Un plugin installé depuis une marketplace, claude.ai ou npm pouvait pré-approuver ses propres outils via le champ allowed-tools, y compris sous le verrou managed allowManagedPermissionRulesOnly qui est censé justement empêcher ce genre d'auto-approbation. Désormais, seuls les plugins issus d'une source officielle Anthropic ou d'une source que les réglages managed de l'organisation désignent explicitement comme fiable gardent ce droit de pré-approbation ; les autres passent par la revue normale. La doc sur la confiance des plugins rappelle le principe de base qui rendait ce contournement gênant : « Whatever the tier, a plugin you install can run code with your user privileges. » Un plugin tiers qui pouvait s'auto-approuver revenait à lui laisser choisir lui-même jusqu'où il avait le droit d'aller.
Le second touche .claude/rules/. Des règles liées par un lien symbolique pointant hors du projet étaient ignorées sans que la fenêtre d'approbation des imports externes s'affiche jamais. La doc sur la mémoire décrit le mécanisme en jeu : un lien symbolique dont la cible sort du répertoire de travail est traité comme un import externe, et les règles liées ne se chargent qu'une fois les imports externes approuvés pour le projet. Sans demande d'approbation, ces règles restaient donc inactives sans que tu le saches. La 2.1.284 affiche désormais cette demande, et la pose aussi quand c'est le dossier .claude entier qui est un lien symbolique venu d'en dehors du projet.
Le troisième touche la mémoire automatique. Claude Code neutralise désormais les caractères invisibles et les balises qui imitent son propre balisage interne dans MEMORY.md et dans les notes de mémoire rappelées, avant qu'elles n'atteignent le modèle. C'est une défense contre l'injection de prompt par un canal auquel on pense rarement : un fichier que Claude a lui-même écrit, et que personne ne relit ligne par ligne avant qu'il ne revienne en contexte la session suivante.
Le reste, en vrac
- Modèle du sous-agent Explore : le sous-agent Explore ne bascule plus sur Opus quand la session tourne sur un identifiant de modèle que Claude Code ne reconnaît pas, par exemple derrière un proxy personnalisé ; il hérite désormais du même modèle que la session.
- Compaction en cascade : une erreur « Prompt is too long » qui persistait après une première compaction déclenche maintenant une seconde passe, qui garde moins de conversation récente plutôt que d'échouer à nouveau.
/loopen mode auto-rythmé : les mises à jour de statut, jusqu'ici souvent écrites dans le raisonnement de Claude et donc invisibles, s'affichent maintenant comme texte visible, tout comme le motif d'arrêt de la boucle./mcp reconnect allrelance en une commande tous les serveurs MCP qui ont échoué à se connecter ou qui attendent une authentification.- Démarrage plus rapide : Claude Code ne construit plus que les parties du schéma de réglages que tes fichiers utilisent réellement, ce qui réduit le temps de démarrage et la mémoire consommée.
- Toggle Ultracode : Ultracode quitte le slider
/effortpour devenir un interrupteur indépendant (/effort ultracode [on|off]) ; il ne force plus l'effort au niveauxhighet reste actif à n'importe quel niveau. - Dépenses de la gateway :
/usageet la barre de statut affichent désormais des montants en dollars pour la limite de dépense de la gateway Claude apps, quand la gateway tourne sur cette version ou une plus récente.
Ce qu'il faut retenir
Deux changements structurants et rien à faire pour en profiter : Sonnet 5.5 arrive par défaut sur l'API Anthropic avec son million de tokens de contexte natif, et le mode auto devient le point de départ de toute session terminal ou VS Code qui n'a jamais précisé son mode de permission, quel que soit le plan ou le fournisseur. Vérifie permissions.defaultMode si tu veux garder le mode Manuel par défaut. Les trois correctifs de sécurité sont plus discrets mais suivent le même fil que les versions précédentes de ce digest : refermer, un par un, les endroits où une règle de permission existait sur le papier sans s'appliquer en pratique. Si tu utilises des plugins tiers avec allowed-tools, des règles partagées par lien symbolique, ou si tu comptes sur la mémoire automatique dans un projet à plusieurs contributeurs, ces trois lignes te concernent directement.
Pierre Rondeau
Développeur et indie builder. Je construis des produits et automatisations avec l'IA. Créateur de Claude Hub.
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