Claude Code 2.1.239 : ce que tu payais sans le voir, et Windows rejoint la messagerie inter-sessions
Une seule version, 61 entrées, et un fil rouge qui parle d'argent : le surcoût de la résidence de données apparaît enfin dans les estimations, un bug Bedrock doublait silencieusement les appels facturés, et le message de limite dit quand ça repart. Plus la messagerie inter-sessions qui arrive sur Windows natif.
La 2.1.239 est sortie le 21 août avec 61 entrées, presque toutes des correctifs. Prise ligne par ligne, c'est illisible. Prise par thèmes, une chose ressort : plusieurs de ces correctifs portent sur de l'argent que tu dépensais sans le voir passer.
Ce que ta facture ne te montrait pas
Quatre entrées, un même sujet.
Le surcoût de la résidence de données entre dans les estimations. Si ton organisation utilise un workspace configuré pour l'inference aux États-Unis uniquement, la facturation applique un multiplicateur de 1,1 sur toutes les catégories de tokens, entrée, sortie, écriture et lecture de cache, pour les modèles de la génération 4.6 et suivantes. C'est écrit noir sur blanc dans la doc sur la résidence de données. Ce que la 2.1.239 change, c'est que /cost, la ligne de statut et --max-budget-usd en tiennent enfin compte. Avant, ton budget affiché était systématiquement sous-évalué de 10 % dans cette configuration, et un --max-budget-usd calibré au plus juste te laissait dépasser sans prévenir.
Le correctif le plus cher est un bug Bedrock. Derrière un proxy qui supprime l'en-tête Content-Type de la réponse, le streaming Bedrock échouait, et Claude Code rejouait alors chaque tour en mode non-streaming. Résultat : le nombre d'appels API facturés doublait, en silence, sans aucun signe côté utilisateur. Si tu tournes sur Bedrock derrière un proxy d'entreprise, c'est la mise à jour à faire aujourd'hui, pas la semaine prochaine.
Le message de limite d'usage dit enfin quand ça repart. Quand ton plafond de dépense mensuel est déjà consommé, le message affiché indique désormais aussi le moment où ta limite de session ou hebdomadaire se réinitialise. Savoir qu'on est bloqué sans savoir jusqu'à quand, c'est la version pénible du problème.
Le watchdog de retry cesse d'attendre pour rien. CLAUDE_CODE_RETRY_WATCHDOG échoue maintenant immédiatement sur une erreur de plafond de dépense d'organisation ou de crédits épuisés, au lieu d'attendre indéfiniment une réinitialisation qui ne viendra pas.
Un champ masqué qui ne l'était pas tout à fait
Le vrai correctif de sécurité de cette version concerne les champs de saisie masqués, ceux qui affichent des points à la place des caractères, comme le champ du code de connexion. Leur contenu pouvait être recollé ailleurs avec Ctrl+Y, ou se retrouver enregistré dans l'historique des prompts quand le champ était vidé par un double Échap. Un champ masqué qui laisse fuiter sa valeur par le presse-papiers interne ou l'historique ne masque rien du tout.
Dans le même registre, une requête rejetée par un contrôle de politique d'organisation était renvoyée avant même que le refus ne s'affiche.
La messagerie inter-sessions arrive sur Windows natif
C'est la seule vraie nouveauté fonctionnelle de la version. Jusqu'ici, faire dialoguer deux sessions Claude Code avec SendMessage et ListAgents demandait macOS, Linux ou Linux sous WSL 2. Windows natif est maintenant de la partie, à partir de la 2.1.234 selon la doc officielle, avec un tube nommé par session à la place du socket Unix.
Trois correctifs finissent de rendre la fonctionnalité utilisable :
ListAgentsindique désormais à une session son propre nom, celui que ses pairs utilisent pour la joindre. Avant, une session qui s'adressait un message à elle-même recevait un « aucun agent de ce nom », ce qui n'aidait personne.- Les coéquipiers d'une agent team apparaissent enfin dans la liste. Claude pouvait déjà leur écrire par leur nom, mais un coéquipier joignable était affiché comme absent.
- Les sessions dont le titre commence par
/étaient purement inadressables et s'affichaient « (untitled) ».
Deux limites valent d'être connues avant de compter dessus, parce que la doc les précise et que le changelog non. La messagerie n'est pas disponible sur Amazon Bedrock, Claude Platform sur AWS, Google Cloud Agent Platform et Microsoft Foundry. Et une session dans WSL 2 ne peut pas joindre une session Windows native sur la même machine : elles s'enregistrent dans des répertoires différents et écoutent sur des types de canaux différents.
/claude-api upgrade pour migrer ton Python
Le skill claude-api gagne une commande /claude-api upgrade qui migre un projet Python du SDK anthropic 0.x vers la 1.x. Le détail qui évite une heure de recherche : en 1.x, les délais d'attente se règlent avec anthropic.Timeout et non httpx.Timeout. La référence Python du skill a été mise à jour dans le même mouvement.
Le reste, en vrac
- Alpine et musl : le collage d'image natif, le presse-papiers et la capture audio se chargent enfin, avec des binaires compilés pour musl au lieu des versions glibc que le runtime refusait.
- Un BOM UTF-8 en tête d'un fichier
.mdfaisait ignorer silencieusement l'agent, le skill ou la commande correspondante. Si tu as un skill qui « ne se déclenche jamais » sans raison, regarde le premier octet du fichier. - Sandbox Linux : un
.git/config.worktreeinexistant devenait illisible, ce qui cassait toutes les commandes git sandboxées dans les dépôts ayantextensions.worktreeConfigactivé. - WebFetch gardait en mémoire le contenu périmé d'une page pendant toute la session, au lieu des 15 minutes prévues.
- Une course sur Échap : appuyer sur Échap avec un prompt en file d'attente pouvait faire terminer le tour suivant trop tôt, laissant la session inactive alors que Claude travaillait encore, et un renvoi ultérieur rejouait des actions.
/goalespace ses relances sur les tâches longues en arrière-plan : 30 minutes, puis 1 heure, puis toutes les 2 heures, au lieu de toutes les 30 minutes indéfiniment.- Sessions cloud : les plugins synchronisés depuis claude.ai apparaissent en
name@syncedet n'écrasent plus un plugin du même nom que tu as installé toi-même. - Claude Code sur le web : les requêtes des outils Bash vers les hôtes
anthropic.comnon-API, commewwwoudocs, passent maintenant par le proxy réseau de la session, donc les domaines autorisés de ton environnement s'appliquent. - Une bonne dizaine de correctifs de rendu plein écran, dont les panneaux de commandes slash qui recouvraient les derniers messages et le thème
dark-ansiqui affichait du texte de la couleur du fond.
Ce qu'il faut en retenir
Si tu es sur Bedrock derrière un proxy d'entreprise, mets à jour maintenant : tu payais potentiellement le double sans le savoir. Si ton organisation utilise un workspace en résidence de données, tes estimations de coût étaient fausses de 10 % et ne le sont plus. Et si tu fais tourner plusieurs sessions Claude Code en parallèle sous Windows, la messagerie inter-sessions vient de s'ouvrir à toi.
Pierre Rondeau
Développeur et indie builder. Je construis des produits et automatisations avec l'IA. Créateur de Claude Hub.
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